Question orale posée au gouvernement par le député Louis Giscard d’Estaing le 2 février 2012
Merci Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mes chers collègues,
Je souhaite attirer l’attention du gouvernement sur la desserte ferroviaire actuelle et future entre Paris et Clermont-Ferrand, en associant à cette
question, mes collègues Jean MALLOT, Député de l’Allier et Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean PRORIOL, Député de la Haute-Loire, Alain NERI, Sénateur du Puy-de-Dôme, Jean-Paul
DUFREGNE, Président du Conseil général de l’Allier, Claude MALHURET, Maire de Vichy, Conseiller Régional et Président de Signal d’Alarme, Pierre-André PERISSOL, Maire de Moulins et Serge GODARD,
Maire de Clermont-Ferrand.
Vous connaissez notre mobilisation en faveur de la liaison à Grande Vitesse Paris-Orléans-Clermont-Fd-Lyon, qui achève son Débat Public, mais dont le calendrier de
réalisation se situe au-delà de 2020 ; dans cette attente, l’Auvergne ne doit pas subir la triple peine : ne pas être raccordée au TGV, avoir des trains en mauvais état et arriver à la
Gare de Bercy !
En effet, depuis le 11 décembre 2011, les trains Clermont-Paris ont été chassés de la Gare de Lyon et relégués Gare de Bercy. A la Gare de Lyon : 5 lignes de
métro, 9 lignes de bus, connexion à tous les RER, liaisons vers les aéroports, des dizaines de commerces et de restaurants. Rien de tout cela Gare de Bercy où la première station de
métro est à 300 mètres.
L’Auvergne a besoin de l’intermodalité. La seule ligne Intercités (ex Téoz) rentable, c’est la ligne Clermont/Paris. L’association Signal d’Alarme qui compte
20 000 adhérents et regroupe tous les grands élus d’Auvergne et de très nombreux maires refuse cette relégation en Gare de Bercy.
Outre cette décision de changement de gare, contraire aux écrits de la SNCF, la ligne est dotée de matériel de 3ème catégorie. Je vous invite à faire un
aller-retour Paris Clermont en train et vous découvrirez des wagons en fin de course, tractés par des motrices obsolètes. Les Auvergnats sont excédés par les retards incessants et les conditions
d’inconfort. Par exemple, un retard de trois heures et demie le 19 janvier, a empêché des élus auvergnats de participer aux Salons du Thermalisme. Cet état de fait est habituel, car le lendemain,
vendredi 20 janvier, un autre retard de trois heures est survenu.
Je demande ainsi solennellement l’engagement du Gouvernement pour affirmer que l’Etat sera aux côtés des Elus d’Auvergne afin de contraindre la SNCF
pour qu’à nouveau les trains Paris-Clermont-Fd partent et arrivent Gare de Lyon, puisque que l’étude que vous avez confiée au Conseil général du développement durable et à l’Ecole polytechnique
de Lausanne a conclu à cette possibilité dont on vérifie actuellement les modalités pratiques.
Je souhaite également que vous nous informiez des actions qui seront menées afin d’améliorer l’état des trains, de la ligne, les mesures qui seront prises pour que
cessent les retards entre Paris et Clermont-Ferrand ainsi que les échéances retenues pour l’installation de la Ligne Grande Vitesse Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon, compte tenu de la clôture
des débats publics les 24 et 25 janvier dernier.
La réponse du Ministre des Transports Thierry Mariani : Après avoir dit que la revendication était légitime, le ministre a expliqué qu’il avait pratiqué
la gare de Bercy qui n’était pas destiné à cet usage, et a rappelé la poursuite de l’expertise sur la question de la gare de Lyon, comme la prise en compte de l’état du matériel.
Merci Louis Giscard d’Estaing… Vivons d’espoir !