Discours du Chef Seatlle – 1854
Comme promis hier, voici le discours du Discours du Chef Seatlle… dont A un enfant de la Terre s’est inspirĂ©. Aussi… Bianca Gubalke m’a donnĂ© le lien de son article (MERCI) et dès demain je mets en place une nouvelle branche Ă l’Auvergne sur un plateau… une branche qui me tient particulièrement Ă coeur puisqu’elle touche Ă la Nature, Ă notre Environnement… plus demain avec la traduction d’un article TIP TOP ;-)
Discours du Chef Seatlle – 1854
Le Chef Seatlle :
« Le Chef Seattle (ou Sealth ou encore Seathl) des tribus amĂ©rindiennes Suquamish et Duwamish, est nĂ© vers 1786 sur l’Ă®le Blake dans l’État de Washington, et mort le 7 juin 1866 dans la rĂ©serve Suquamish de Port Madison, Washington (au nord de l’Ă®le Bainbridge et au sud de Poulsbo). Son père, Schweabe, Ă©tait un noble de la tribu des Suquamishs, et sa mère, Scholitza, une Duwamish. La ville de Seattle est baptisĂ©e ainsi en son hommage.
Seattle s’est fait une rĂ©putation très jeune en tant que chef et guerrier, en prenant en embuscade et battant des ennemis remontant la Green River depuis la cascade, et en attaquant les S’Klallam, une puissante tribu vivant sur la rive nord de la pĂ©ninsule Olympique. Il fit de bons mariages, avec des femmes du village de Tola’ltu, au sud est de Duwanish Head dans la baie d’Elliott (qui fait maintenant partie de l’ouest de Seattle). Sa première femme mourut après avoir accouchĂ© d’une fille. Une seconde femme lui donna des fils et des filles. Il est le père de la princesse Angeline. »
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Discours du Chef Seatlle - 1854
Voici le texte de son discours… puisse-t-il vous inspirer :)
« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?
L’idĂ©e nous paraĂ®t Ă©trange. Si nous ne possĂ©dons pas la fraĂ®cheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?
Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.
Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrĂ©s dans le souvenir et l’expĂ©rience de mon peuple.
La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.
Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les Ă©toiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumĂ©es sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crĂŞtes rocheuses, les sucs dans les prĂ©s, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent Ă la mĂŞme famille.
Aussi lorsque le Grand chef Ă Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous rĂ©servera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considĂ©rons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrĂ©e.
Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancĂŞtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrĂ©e et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’Ă©vĂ©nements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.
Les rivières sont nos frères, elles Ă©tanchent notre soif. Les rivières portent nos canoĂ«s, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez dĂ©sormais vous rappeler, et l’enseigner Ă vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vĂ´tres, et vous devez dĂ©sormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui Ă la suivante, car c’est un Ă©tranger qui arrive dans la nuit et prend Ă la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aĂŻeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre Ă ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aĂŻeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses Ă acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appĂ©tit dĂ©vorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un dĂ©sert.
Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dĂ©rouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-ĂŞtre est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intĂ©rĂŞt y a-t-il Ă vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un Ă©tang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien prĂ©fère le son doux du vent s’Ă©lançant au-dessus de la face d’un Ă©tang, et l’odeur du vent lui-mĂŞme, lavĂ© par la pluie de midi, ou parfumĂ© par le pin pignon.
L’air est prĂ©cieux Ă l’homme rouge, car toutes choses partagent le mĂŞme souffle.
La bĂŞte, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le mĂŞme souffle.
L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours Ă expirer, il est insensible Ă la pestilence. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est prĂ©cieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donnĂ© Ă notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder Ă part et la tenir pour sacrĂ©e, comme un endroit oĂą mĂŞme l’homme blanc peut aller goĂ»ter le vent adouci par les fleurs des prĂ©s. Nous considĂ©rerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous dĂ©cidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bĂŞtes de cette terre comme ses frères.
Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.
J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnĂ©s par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut ĂŞtre plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.
Qu’est-ce que l’homme sans les bĂŞtes?. Si toutes les bĂŞtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bĂŞtes, arrive bientĂ´t Ă l’homme. Toutes choses se tiennent.
Vous devez apprendre Ă vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aĂŻeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites Ă vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez Ă vos enfants ce que nous avons enseignĂ© aux nĂ´tres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive Ă la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mĂŞmes. Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas Ă l’homme; l’homme appartient Ă la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une mĂŞme famille. Toutes choses se tiennent.
Tout ce qui arrive Ă la terre, arrive aux fils de la terre.
Ce n’est pas l’homme qui a tissĂ© la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait Ă la trame, il le fait Ă lui-mĂŞme.
MĂŞme l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut ĂŞtre dispensĂ© de la destinĂ©e commune. Après tout, nous sommes peut-ĂŞtre frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc dĂ©couvrira peut-ĂŞtre un jour, c’est que notre dieu est le mĂŞme dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le possĂ©der comme vous voulez possĂ©der notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme, et sa pitiĂ© est Ă©gale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est prĂ©cieuse, et nuire Ă la terre, c’est accabler de mĂ©pris son crĂ©ateur. Les Blancs aussi disparaĂ®tront ; peut-ĂŞtre plus tĂ´t que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres dĂ©tritus.
Mais en mourant vous brillerez avec Ă©clat, ardents de la force du dieu qui vous a amenĂ©s jusqu’Ă cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinĂ©e est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrĂ©s, les chevaux sauvages domptĂ©s, les coins secrets de la forĂŞt chargĂ©s du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.
OĂą est le hallier ? Disparu. OĂą est l’aigle ? Disparu.
La fin de la vie, le début de la survivance.
Chef Seattle »
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